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Episode 8 – Gaëtan, l’art de vivre à la Mauricienne

lundi mai 18, 2020

Gaëtan, l’art de vivre à la Mauricienne

De plus en plus prégnante à mesure que se déroule mon séjour mauricien, l’idée de vivre ici s’installe progressivement dans ma tête. D’abord petite étincelle de folie, la perspective de faire de cette petite île ma deuxième maison m’attire et m’enchante. 

Mon départ approche et deux options s’offrent à moi : poursuivre mon séjour de vacancière et laisser filer cette pensée tel un doux rêve, ou commencer à préparer ce qui peut devenir une nouvelle vie. 

Paris-Grand Baie, urbaine-insulaire, française des Tropiques : cette dualité me plaît. Je décide donc, pour ma septième journée mauricienne, de faire cap sur Beau-Bassin direction l’Institut Français de Maurice. Je n’ai pas de planning, pas de rendez-vous mais je sais que quelque chose m’y attend. 

Quarante minutes de voiture et me voilà face à un bâtiment ultra-moderne à la blancheur immaculée. Entouré d’une nature luxuriante, l’Institut Français est un lieu inédit. Je parcours le chemin qui mène à l’entrée et je pénètre à l’intérieur. Dans ce bâtiment, il y a un toit et peu de murs. Les plantes tropicales du parc s’invitent comme éléments de décoration végétale dans un espace propice à la déambulation. Devant mes yeux, la place principale héberge en son centre un arbre. Tout autour sont disposés salles de réunion, bureaux et amphithéâtre. 

Les jeux d’ombres et de lumières créés par les brises-soleil en bois renforcent l’élégance naturelle du lieu. Ici, point d’artifice mais une nature sublimée par un lieu qui gomme la frontière entre intérieur et extérieur. 

Tandis que je m’approche de la bibliothèque, j’entends deux hommes discuter. Ils évoquent l’agrandissement de l’espace consacré aux concerts, vers l’amphithéâtre. 

« Bonjour, vous êtes l’architecte du lieu ? »

L’homme qui porte des lunettes me lance un grand sourire avant de me répondre : 

« Bonjour, oui c’est moi. Je m’appelle Gaëtan Siew. »

Subjuguée par la sensation de liberté que m’inspire le lieu, j’observe l’architecte quelques secondes. Et je devine, à ce moment-là, quelle sera la suite de l’histoire. 

« Vous n’auriez pas besoin de quelqu’un dans votre cabinet d’architecte ? »

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Ecrit avec amour par Esther Amsallem Avatar

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